Château de Chambord

L'entrée (et la sortie) du parc de Chambord se fait par une des  portes. Ici la porte de Thoury avec son pavillon.



Observatoire
Ce matin, rien à  signaler
Le cerf, roi de Chambord 

Le parc de Chambord doit son origine à
l'engouement du roi pour la chasse au cerf.
Animal noble dont les populations avoisinent
aujourd'hui les 800 à 1 000 individus, son
observation requiert patience et discrétion.

Chambord, pouponnière des cerfs

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Domaine national de Chambord est classé " Réserve nationale de chasse et de faune sauvage" (1947). Le parc, vaste territoire clos, semble en effet un bon site de reproduction de
I'espèce pour participer au repeuplement des autres massifs forestiers grâce à des captures d'animaux vivants.
La technique de reprise pratiquée jusqu'à nos jours, est appelée "panneautage" : il s'agit de tendre des filets(appelés "panneaux") et d'y rabattre les cervidés pour les prendre au piège (d'ou l'expression tomber dans le panneau ). 
Près de 4 500 individus ont été réintroduits
depuis 1947 et on estime aujourd'hui que la grande majorité des cerfs français sont issus de la souche chambourdine.

Cerf élaphe
Nom scientifique : Cervus elaphus
Taille : environ 1,30 m au garrot
Poids : cerf de 160 à 230 kg
Biche de 90 à 130 kg

Habitat : Le cerf élaphe passe la plus grande partie de son temps dans les espaces forestiers, ne gagnant les clairières et prairies qu'à la tombée de la nuit.

Alimentation : Le cerf est un herbivore ruminant. Un adulte consomme en moyenne dix à quinze kilos de végétaux frais par jour.
Il se nourrit essentiellement d'herbe (à 80 %) mais complète son alimentation avec des fleurs, des fruits ou de jeunes pousses à la
belle saison ; des glands et des champignons durant l'automne;
des ronces, du lierre, des feuilles mortes et des écorces en hiver.

Reproduction : début septembre, le cerf entame sa saison de reproduction. On entend alors les mâles émettre des raires rauques et puissants, que l'on appelle le  "brame".
Ils cessent de s'alimenter pour se consacrer à la conservation et la domination d'un territoire lui assurant la rencontre des biches en chassant les éventuels rivaux. 
Les faons naissent au printemps après huit mois de gestation. La mère met bas dans un endroit calme et couvert, après avoir quitté la harde. Le faon tacheté pèse de six à
huit kilos. II reste soigneusement dissimulé dans la végétation deux à trois semaines.

Mode de vie : la biche adulte est accompagnée de ses deux petits qui ont un an d'écart, cette cellule familiale est appelée le trio.
La biche élève son petit jusqu'à ses deux ans. Les mâles vivent entre congénères de même statut formant une petite harde de quelques
individus, à l'exception de la période de brame où les cerfs deviennent intolérants à la présence d'autres mâles. Il est possible d'observer
simultanément mâles et femelles sur des places de gagnage mais ils ne forment pas pour autant un groupe social hiérarchisé.

Le sanglier : l'impressionnante bête noire

Le sanglier est l'espèce la plus prolifique
à Chambord.

Un passage qui laisse des traces

Le sanglier est visible le jour mais bien plus actif la nuit et il est difficile à observer. 
Plusieurs signes de vie attestent sa présence :
La souille : lieu humide où le sanglier s'immerge pour abaisser la température de son corps et se débarrasser des parasites externes. Après ce  bain,  il se frotte contre les arbres proches sur lesquels des traces de boue sont visibles.
La bauge : amas de végétaux au sol formant un gite où le sanglier se repose, de préférence dans les zones possédant une végétation dense.
La coulée : sentier plus ou moins prononcé qui résulte du passage répété des animaux, sur lequel la végétation peut avoir partiellement ou totalement disparue.
Les boutis et vermillis : sillons et traces occasionnées par le nez du sanglier qui fouille le sol à la recherche de nourriture.
Les laissées : excréments du sanglier adulte formés de plusieurs éléments de cing centimètres de diamètre associés entre eux, plus ou moins compacts.

Une régulation nécessaire

Avec un taux d'accroissement de près de 100%, la population de sangliers est capable de doubler dans les années de bonne fructification forestière. Il est donc nécessaire de maîtriser I'accroissement des effectifs pour garantir un équilibre entre les espèces animales et végétales.
En fonction des comptages effectués chaque printemps, les équipes de Chambord estiment l'évolution de la population et établissent un  plan de chasse.
Une douzaine de journées de  battues de régulation sont ensuite organisées entre la mi novembre et la fin du mois de février.

Nom scientifique : Sus scrofa
Taille : de 65 à 80 cm au garrot
Poids : Mâle 100 à 150 kg / Femelle 60 à 80 kg

Habitat : le sanglier vit majoritairement dans des espaces boisés. Mais il peut également être observé dans des landes, voire des milieux très secs comme les garrigues.

Alimentation : Le sanglier est omnivore. Il peut quasiment tout manger : tiges, feuilles, racines, fleurs, graines des végétaux, mais aussi des petits animaux (vers, insectes, escargots,
batraciens, reptiles, petits oiseaux, etc.). II mange parfois de la charogne ou du poisson.

Reproduction : Les sangliers arrivent à maturité sexuelle dès qu'ils atteignent un poids d'environ 30 kg. Bien que leur période de reproduction s'étende de janvier à mars, il n'est pas rare d'observer des naissances à n'importe quelle période de l'année. La durée de gestation est de 15 semaines. La femelle donne naissance en
moyenne à 6-8 marcassins, mais la portée peut atteindre douze petits quand l'environnement et I'alimentation sont favorables.

Mode de vie : Une "compagnie" est constituée de plusieurs laies adultes qui élèvent leur petit de manière communautaire dirigée par une laie "meneuse". Les mâles adultes n'y sont
tolérés que lorsque les laies sont en chaleur. 
Le reste du temps le mâle vit seul d' où il tire sont nom de "solitaire". À partir de quatre ou cinq ans, le mâle fuit la présence de ses congénères, vivant le plus clair de son temps en solitaire et ne fréquentant la harde qu'au moment du rut.
Le château de Chambord 

Chambord n'est pas seulement un château et une forêt. C'est aussi un village qui est né bien avant le domaine!

Chambord avant Chambord

Le village de Chambord, qui existe dès l'époque
gauloise, tient son nom de sa position sur la rivière du Cosson : il dérive du gaulois Camboritos qui signifie "le gué sur Ia courbe"
Aux Xlle-XIIle siècles, les comtes de Blois y érigent une forteresse tandis qu'un gros bourg se développe autour d'un four banal, d'un prieuré et d'une chapelle dédiée à Notre-Dame. Chambord est ensuite détenu par les ducs d'Orléans à la fin du XIVe siècle, puis rattaché au domaine royal en 1498, à l'avènement de Louis XII.
Le vieux "chastel" des comtes de Blois et le
prieuré sont détruits par François le à partir de
1519 pour bâtir son nouveau château.

Chambord aux XVIle et XVIIle siècle

Le village de Chambord évolue au fil des acquisitions de terres sous François ler puis Gaston d'Orléans (époque où le domaine atteint ses limites définitives de 5 440 ha), mais aussi grâce à la présence régulière de la cour et aux nombreux chantiers de construction.

En février 1666, Louis XIV lui accorde le statut de paroisse, prévôté et maîtrise des Eaux et Forêts.
Son autorité juridictionnelle s'exerce dès lors sur
12 paroisses alentour.

On dénombre en 1735 quelque 125 feux
(foyers/familles) dans le village de Chambord
répartis dans les maisons du bourg, fermes et
hameaux du parc ou encore les pavillons du
domaine et logements de service du château.

Un village sous la protection des Princes

Au XIXe siècle, le village est administré dans un
esprit paternaliste par le comte de Chambord,
propriétaire du domaine. Celui-ci finance de
nombreuses œuvres sociales pour les habitants
comme la construction d'une maison pour
accueillir les veuves de ses employés ou d'une
école de filles.
En 1930, le domaine est racheté par l'Etat aux
héritiers du comte de Chambord, les princes de
Bourbon-Parme. Depuis, l'Etat est propriétaire de
l'ensemble des terres et bâtiments inclus dans
l'enceinte du parc. Les habitants du village sont
donc locataires de leur logement.

On appelle les habitants de Chambord les
"Chambourdins" et "Chambourdines"
La grange aux dîmes 
L'Église Saint-Louis de Chambord
L'église, placée sous I'invocation de Saint-Louis, est rebâtie en 1669 lorsque Chambord est érigé en paroisse.
Au XIX ème siècle d'importants travaux de réfection sont menés par le comte de Chambord. Le clocher, inspiré des parties hautes du château date de cette époque 








Les jardins-potagers des écuries-casernes

Une histoire d'écuries.

Le projet d'aménager des écuries sur l'esplanade sud du château naît de l'ambitieux programme.de travaux confié par Louis XIV à son architecte Jules Hardouin-Mansart. 
Le projet, dessiné vers 1684 prévoit de batir de chaque côté de l'avant-cour deux bâtiments en vis-à-vis pour accueillir 400 chevaux. 
Les bâtiments doivent aussi abriter des corps de garde, des logements, des magasins et
des remises.
Le chantier débute en 1685 mais s'arrête l'année
suivante. La petite écurie à l'est ne s'élève que sur un niveau tandis que la grande écurie à l'ouest est à peine ébauchée.

Au milieu du XVIlle siècle, le maréchal de Saxe
hôte de Chambord, fait terminer les travaux de la petite écurie pour accueillir son haras et ses
régiments de cavalerie. Le bâtiment est dès lors
désigné sous le nom de casernes.
A l'ouest, les vestiges de la grande écurie sont
definitivement supprimés.
Les écuries-casernes sont peu à peu délaissées à partir de la Révolution. Au XIXe siècle, elles abritent des jardins vivriers pour le personnel du domaine.

et de jardins-potagers...

Depuis 2019, une partie des anciennes écuries
(5 000 m ) a été réaménagée en jardins-potagers dans le cadre d'un vaste programme visant à renouer avec la vocation agricole de Chambord.
Les terres attenantes, d'une surface de six
hectares, accueillent également des activités de
maraîchage et d'agroforesterie.
Les jardins-potagers sont gérés selon les principes de l'agriculture bio-intensive qui allient productivité et respect de l'environnement. 
Cette démarche entend replacer 'humain" au centre du cycle de production agricole, en limitant le recours à la mécanisation et en recherchant la quintessence de  chaque mètre carré de terre.
Les jardins de Chambord permettent de cultiver
plus de 250 variétés de fruits, légumes, fleurs
comestibles et mellifères, herbes aromatiques et médicinales. Les récoltes sont commercialisées en circuit court dans des restaurants et commerces locaux. Ils sont également servis à la-table de nos
points de restauration, peuvent être achetés sous forme de paniers ou au détail au sein de la
boutique des écuries.
Les écuries


Les jardins
















Il y a pire comme environnement de travail





Une scène est en cours de montage pour le 22 juin 2025 : groupe Black Eyed Peas (complet)


L'entrée (et la sortie) du parc de Chambord se fait par une des  portes. Ici la porte de Saint Dyé avec son pavillon.

Commentaires

  1. Le château de Chambord m a rappelé une visite en février 2017 avec à l époque la petite anaé...Elle avait très froid et nous essayions de nous réchauffer devant l immense cheminée dans une salle du château

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